COPEA - Centre d'Orientation Pour Etudiants Arméniens    
   Recherche
     

Home page
Activité
Espace étudiant
Espace carrière
Drapeau arménien
 
Qui sommes-nous?

 Notre association
 Organisation
 Contact
 L’Arménie

Nos activités

 Newsletter Copea
 Vie Etudiante
 Vie Associative
 Pole Carrière
 Pole Arménité
     - Article" La Tribune du Karabagh", Juillet 2006
     - Culture
       - Les 12 capitales d’Arménie
       - A travers les cartes
       - Prunus Armenica
       - Une bête sur la lune
       - Ani, capitale en l’an mil
       - Entre Orient et Occident
       - Titus Andronicus
       - Ararat
       - Aram
       - Robert Kéchichian
       - Simon Abkarian
       - Une bête sur la lune
       - Richard Kalinoski
     - Production Intellectuelle
       - Cahiers d’études 1999
       - Cahiers d’études 2000
     - Pour l’Arménie
       - Biographie de Hrant Dink

Espace Etudiants

 Travaux sur l’Arménie *NEW*
 Journée d’orientation
 Infos Etudes
 Etudier l’arménien

Espace Carrière

 Forum Emploi et Avenir
 Conseils Carrière


flux RSS
Ajouter à Google
Ajouter à My Yahoo!
Ajouter à MY MSN
Ajouter à Newsburst
Ajouter à NewsGator Online
Ajouter à AOL
Ajouter à Rojo


   Une bête sur la lune

Théâtre de l’Oeuvre - Mars 2001
Auteur : Richard Kalinoski

Mise en Scène et réalisation : Irina Brook

Avec Simon Abkarian (Aram Tomassian), Corinne Jaber (Seta Tomassian), Beppe Clerici (Le vieux monsieur), Antonin Hoang (Vincent)


 5 Molières 2001

* Meilleur comédien : Simon Abkarian
* Meilleure comédienne : Corinne Jaber
* Meilleure pièce du répertoire
* Meilleure mise en scène
* Meilleure adaptation


 Synopsis

Il y a des trous à la place des têtes. Il veut remplir ces trous.
Aram s’est donné un but :faire à tout prix des enfants avec Seta afin de fonder une famille qui pourra remplacer celle qu’il a perdue. Mais Seta n’arrive pas à être enceinte ;les médecins disent qu’elle est stérile. Pour Aram, tout espoir d’avoir une famille est brisé. Peu à peu, un gouffre se crée entre eux deux. Ils commencent à vivre chacun leur vie.
Un jour, Seta amène chez elle Vincent, un garçon de 12 ans qu’elle a trouvé dans la rue, en train de voler. Elle lui donne à manger et l’habille avec les vêtements d’Aram. Une relation se crée entre eux. Vincent vient régulièrement à la maison quand Aram n’est pas là.
Jusqu’au jour où Aram le surprend à la maison et le met à la porte. Une dispute éclate entre Aram et Seta. Pour la première fois, Seta exprime sa solitude dans le couple, ce qui pousse Aram à s’ouvrir et à lui confier l’histoire du massacre de sa famille. Un amour véritable naît alors entre eux.
Maintenant, ils peuvent donner à Vincent une vraie place dans leur vie. Et la photo de famille est rangée.


 Mise en scène et problématique

Cette première pièce d’un jeune auteur, Richard Kalinoski, a été créée aux Etats-Unis en 1995, reprise par Irina Brook à Londres en 1996, à Bobigny en 1998 puis en 2001 au théâtre de l’œuvre.

Irina Brook réussit à mettre en scène dans un équilibre à la fois tragique et comique, la chronique bouleversante d’un couple d’immigrés arméniens dans laquelle nous pouvons repérer certains mécanismes psychiques de survie qui résultent du déni de leur histoire collective.

En effet, si les massacres ôtent la vie en détruisant les corps, longtemps après ils hantent encore les esprits de la descendance jusqu’à empêcher ceux-ci d’en finir le deuil...

Les personnages mis en scène : Séta et Aram Tomassian sont l’archétype des couples de rescapés du génocide arménien perpétré en 1915, par le mouvement Jeunes Turcs " Union et Progrès ". En effet, ils sont confrontés à l’extrême difficulté de préserver leurs identités enclavées dans le déni de la réalité de ce qu’ils ont vécu, déni qui ne cesse de se perpétuer chez les descendants.

Les questions identitaires et de l’intégration relatives à cette pièce relèvent d’une actualité à laquelle bien des peuples peuvent se reconnaître. D’une photo à l’autre, de celle d’une famille décapitée à celle du sourire d’un couple et d’un enfant, c’est le poids du symbolique qui devra se résoudre dans la force affective.

Ainsi va l’enjeu de cette rencontre entre Aram et Seta où paroles et silence jouent à cache-cache pour tenter de dissimuler à tort les racines d’une douleur partagée par l’ensemble des peuples opprimés.

L’attente, l’espoir mais aussi la déception sont exprimés avec émotion et finesse. Les rires des spectateurs, de par certaines répliques pleines d’humour se mêlent sans inconvenance à la tragédie de la vie de ce couple, enfouie dans une douleur sourde mais qui toutefois ne dissipe pas leur volonté opiniâtre de continuer à vivre.
"Il faut savoir cacher ses larmes, garder la face, taire ses cris de haine " [*]. En effet, le drame de ce couple est exemplaire dans le fait que la plainte n’a pas de place.

Le génocide arménien de 1915 les a placés face à face, un siècle plus tard là-bas aux Etats-Unis en proie avec leurs oppressions respectives, mais aussi avec un immense amour à oser faire éclore.

 

 Les comédiens

Simon Abkarian, Corinne Jaber, incarnent magnifiquement la subtilité des sentiments qui cherchent maladroitement à s’apprivoiser, évoluant sans cesse sur le fil de la rupture. Ils font vivre un texte particulièrement juste dans l’expression de sentiments violents et contenus qui habitent leur personnage.

Lui arménien du Liban, elle syrienne d’Allemagne, ils apportent cet élan de dignité retenue, sachant affronter avec perspicacité, l’hostilité latente.

Loin des sirènes du cynisme universel, s’ouvre comme une plage de vérité indicible qu’Irina Brook aura su découvrir, réunir, mettre en valeur.


 Interrogations de la pièce

Comment continuer à vivre quand les morts sont restés sans sépultures ?
Comment des parents peuvent à leur tour investir leurs enfants quand ils sont pris dans un héritage où les scènes de viols, les corps assoiffés, les têtes tranchées, envahissent leur vie psychique, ne laissant plus de place aux fondements de la vie ?
Comment les hommes peuvent-ils être garants de lois interdictrices, quand eux-mêmes ont été victimes d’un crime impuni ?

 

COPEA - Centre d'Orientation Pour Etudiants Arméniens
8, rue du faubourg poissonnière, 75010 Paris
 
Espace Copéagan
Login
Password
 
 Problème de connexion ?

La parenthèse de copea

 Inauguration Radio
 Notre émission de radio
 Les animateurs
 Les invités *NEW*
 Rubriques et sujets

Adhésion


Friday Cup


La galerie photos


Le livre d’or


Liens utiles


Plan du site