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De William Shakespeare Théâtre National de Chaillot

Traduction et mise en scène de Simon Abkarian Assistant à la mise en scène Pierre Ziadé Scénographie Noëlle Ginefri Costumes Jette Kraghede Décor et conseillières aux costumes Noëlle Ginefri Lumière Jean-Michel Bauer Conseillère artistique pour la danse Suzanne Linke Travail chorégraphique Catherine Schaub Abkarian Travail musical Macha Gharibian
Avec
Simon Abkarian, Georges Bigot, Laurent Clauwaert, Marie Desgranges, Philippe Ducou, Macha Gharibian, Brontis Jodorowsky, Hagop Kalfayan, Jocelyn Lagarrigue, Olivier Mansart, Julien Maurel, Catherine Schaub Abkarian, Igor Skreblin, Hichern Yacoubi
Et les enfants : Djivan Abkarian, Lucas Humbert et Ronan Thieblemont
Production : Théâtre National de Chaillot , Théâtre du Nord - Centre Dramatique, National Lille-Tourcoing, Théâtre du Jeu de Paume - Aix-en-Provence, Compagnie Tera
La loi du talion
Comédien et metteur en scène, Simon Abkarian a constitué un noyau d’acteurs avec lequel il travaille dans un esprit de recherche et de création. Avec eux, il présente en 1998 Peines d’amour perdues de Shakespeare, en 2000 L’Ultime Chant de Troie d’après Euripide, Eschyle, Sénèque et Parouïr Sevak.
Ancien membre du Théâtre du Soleil dirigé par Ariane Mnouchkine, il travaille par la suite avec Irina Brook dans Une bête sur la lune (Molière du meilleur comédien 2001) de Richard Kalinoski et avec Silviu Purcarete, Paul Golub, Simon McBurney...
Au cinéma il travaille avec Cédric Klapisch, Marie Vermillard, Michel Deville, Atom Egoyan, Jonathan Demme ou Sally Potter. Depuis 2002 il dirige une classe d’improvisation au Conservatoire National d’Art Dramatique. Aujourd’hui, avec son équipe, il se confronte à la pièce la plus sanglante de William Shakespeare, Titus Andronicus.
Simon Abkarian :
"En parlant de la pièce avec les acteurs, le mot "cauchemar" revient sans cesse dans nos conversations. Il faut nous rendre à l’évidence, nous allons entrer dans cette histoire par la porte de l’inconscient. C’est de là que viendra la forme du spectacle. C’est un enfant qui ouvrira cette porte, Lucius, le petit-fils de Titus.
Comme dans mes précédents travaux, la musique, la danse, le chant seront là, car pour moi le théâtre c’est aussi une célébration, une fête. Certes nous pourrions raconter l’histoire des "gentils" Romains et des "méchants" Goths.
Mais ce n’est pas si simple. Les guerres engendrent des vaincus qui ont le droit de se taire et des vainqueurs qui imposent leur loi. Si tous les peuples tendent vers un bonheur hypothétique, c’est dans une violence indéfectible - et cette pièce nous le montre bien - qu’ils se rencontrent. Dans le sang qui coule à flot, Romains et Barbares se confondent : les uns deviennent le reflet des autres. Aujourd’hui, on nous montre ce qu’on veut bien nous montrer et nous voilà soumis au diktat des images qui manipulent nos imaginaires.
Le théâtre nous offre un champ de visions libres de tout arbitraire. Le théâtre est le monde des choses cachées. Comment se fier à ce que l’on voit ?"
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