COPEA - Centre d'Orientation Pour Etudiants Arméniens    
   Recherche
     

Home page
Activité
Espace étudiant
Espace carrière
Drapeau arménien
 
Qui sommes-nous?

 Notre association
 Organisation
 Contact
 L’Arménie

Nos activités

 Newsletter Copea
 Vie Etudiante
 Vie Associative
 Pole Carrière
 Pole Arménité
     - Article" La Tribune du Karabagh", Juillet 2006
     - Culture
       - Les 12 capitales d’Arménie
       - A travers les cartes
       - Prunus Armenica
       - Une bête sur la lune
       - Ani, capitale en l’an mil
       - Entre Orient et Occident
       - Titus Andronicus
       - Ararat
       - Aram
       - Robert Kéchichian
       - Simon Abkarian
       - Une bête sur la lune
       - Richard Kalinoski
     - Production Intellectuelle
       - Cahiers d’études 1999
       - Cahiers d’études 2000
     - Pour l’Arménie
       - Biographie de Hrant Dink

Espace Etudiants

 Travaux sur l’Arménie *NEW*
 Journée d’orientation
 Infos Etudes
 Etudier l’arménien

Espace Carrière

 Forum Emploi et Avenir
 Conseils Carrière


flux RSS
Ajouter à Google
Ajouter à My Yahoo!
Ajouter à MY MSN
Ajouter à Newsburst
Ajouter à NewsGator Online
Ajouter à AOL
Ajouter à Rojo


   Biographie de Hrant Dink

Hrant Dink naît le 15 septembre 1954 à Malatya. Son père, Sarkis Dink, plus connu sous le nom de Hashim le tailleur, était originaire de cette région, aux marches de l’Anatolie orientale.

Ce qui incarne sans doute le mieux la philosophie de vie de Hrant Dink se trouve dans le prénom de sa mère, Gülvart : « Vart » est la traduction arménienne du mot « gül », qui, en turc, signifie « rose ».

Ce prénom donné à sa mère symbolise ainsi de la plus belle façon le « vivre ensemble » qui sera l’essence même de son combat.

Alors qu’il a 7 ans à peine, Hrant quitte Malatya pour Istanbul avec ses deux petits frères à cause de la passion dévorante de son père pour le jeu. Ne supportant plus son mari, la mère du petit Hrant décide de le quitter, abandonnant au passage ses trois enfants, que leur père ne veut plus voir.

Laissés à leur propre sort, les trois frères vont errer pendant trois jours avant d’être retrouvés endormis, affamés et misérables à Kumkapi (quartier d’Istanbul).

L’étape suivante sera pour eux l’orphelinat arménien du quartier de Gedikpasha (à Istanbul), où Hrant Dink va passer dix années. Un jour, on amena à l’orphelinat une dénommée Rakel. Elle était issue d’une famille dont les parents s’étaient réfugiés en 1915 dans les monts Djoudi (Sud-Est anatolien, en plein pays kurde), d’où ils n’étaient redescendus que des dizaines d’années plus tard.

Rakel était une Arménienne kurdisée. Elle ne parlait ni le turc ni l’arménien. Hrant devient alors pour elle une sorte de grand frère, qui lui apprend le turc et l’arménien, et qui l’épousera quelques années plus tard.

Avec son épouse, Rakel, il s’occupe d’une école arménienne pour enfants orphelins venus d’Anatolie, comme lui et sa femme. Mais, après vingt et un ans d’une expérience sociale inédite, l’Etat turc décide de récupérer à son compte cette initiative, sur laquelle il met donc la main. Jusque-là, Hrant Dink n’avait jamais vraiment senti qu’il appartenait à une minorité. Mais, lorsque, en un instant, l’école, qui servait de refuge à des centaines d’enfants, lui est retirée, il commence à prendre conscience d’une certaine réalité.

Pendant les huit mois qu’il passe dans l’infanterie à Denizli (ouest de la Turquie), il ne parvient pas à accéder au grade de sergent, rang qu’ont atteint tous ses compagnons de régiment. Voyant qu’il n’obtiendra jamais ce grade, pour lequel il a pourtant réussi toutes les épreuves, il ressent alors vraiment le poids d’une discrimination qui l’affecte profondément. Ces événements le poussent à réfléchir sur son identité.

Cette situation est le résultat d’un long processus. Outre ce qui s’est passé en 1915 et en 1942 avec l’affaire de l’« impôt sur la fortune » (le gouvernement turc taxe alors arbitrairement les minorités du pays, dont les Arméniens ; les récalcitrants sont envoyés en camp de travail ; malgré la suppression de cet impôt, la confiance est rompue entre les minorités et l’Etat), la pression commence à s’exercer sur les minorités et, par conséquent, sur les Arméniens, avec l’apparition de la question chypriote (pogroms antigrecs de 1955, qui touchent aussi les Arméniens).

Voilà donc le cheminement qui conduit Hrant Dink vers la création de l’hebdomadaire Agos, dont il devient le rédacteur en chef,  publié en turc (et en arménien), dont le tirage est passé de 1 800 à 6 000 exemplaires et qui compte maintenant autant de lecteurs turcs qu’arméniens.

Hrant Dink devient alors ce journaliste que chaque académicien, chaque politique essaie de joindre dès lors qu’il veut établir un contact avec la communauté arménienne. Si on organise en Turquie une conférence consacrée à la question arménienne, c’est le premier intervenant à qui l’on pense.

Il symbolisait en Turquie, dix ans après le lancement d’Agos, la réussite d’Arméniens de Turquie qui sont parvenus à devenir des acteurs laïcs de la société civile turque. Selon lui, Agos ne s’occupe plus seulement des questions relatives aux Arméniens de Turquie, il s’affirme désormais comme un acteur de la démocratisation du pays.

Poursuivi à de nombreuses reprises par la justice turque pour ses différentes
prises de position concernant la question arménienne et son affirmation du fait
de génocide, Hrant Dink a été inculpé pour « insulte à l’identité turque »,
tombant sous le coup du fameux article 301 du code pénal turc qui limite la
liberté d’expression et dont l’abrogation est exigée par la commission
européenne dans le cadre des négociations d’adhésion.

Récemment distingué par la Norvège, où il avait reçu le prix de l’académie
Bjornson décerné à ceux qui se battent pour la littérature et la liberté
d’expression, et retenu pour avoir précisément tenté de faire la lumière sur le
génocide arménien en Turquie, Hrant Dink était dans l’attente d’un nouveau
jugement.

Le directeur du journal bilingue Agos a toujours été dans la ligne de mire des nationalistes turcs mais l’année dernière, les efforts de ces derniers se sont intensifiés : « Ces poursuites ne me surprennent pas. Ils veulent me donner une leçon parce que je suis Arménien. Ils essaient de me réduire au silence. »

Hrant Dink a été assassiné à Istanbul, le vendredi 19 janvier 2007 , aux environs de 14h, heure de Paris.
Pris sous les balles d’un assaillant alors qu’il sortait des locaux de son journal, il est décédé sur le coup.

Sa disparition nous plonge tous dans une profonde tristesse.

C’est au prix de sa vie que ce grand homme a défendu les valeurs auxquelles il était fortement attaché.

Hrant Dink restera un grand défenseur des Droits de l’Homme qui hélas nous a quitté beaucoup trop tôt…

COPEA - Centre d'Orientation Pour Etudiants Arméniens
8, rue du faubourg poissonnière, 75010 Paris
 
Espace Copéagan
Login
Password
 
 Problème de connexion ?

La parenthèse de copea

 Inauguration Radio
 Notre émission de radio
 Les animateurs
 Les invités *NEW*
 Rubriques et sujets

Adhésion


Friday Cup


La galerie photos


Le livre d’or


Liens utiles


Plan du site